Putain, il me manque. Les soirée bière / canapé crado me manque. Sa voix me manque…..
Je n’ose plus me promener dans la rue de peur de l’entendre au loin gratter sa guitare. De peur de ne pouvoir me retenir de me jeter a ses pieds en le suppliant de me revenir….
Putain, je ne sais pas ce qu’il m’a fait …. Mais il me manque. Je dépéris. J’avais pris un rythme auprès de lui. Je me sentais heureuse dans ses bras. Protégée du monde. La pizzeria du quartier me manque avec ses bougies recyclées qui faisaient danser une flamme au fond de ses yeux. J’ai l’impression de sentir encore ses mains rugueuses se promener dans mon dos, sur mon corps…..
Déjà plusieurs mois que je ne vous ai donné signe de vie….. J’suis amoureuse et je voulais vivre ce sentiment à 100% plutôt que de m’épancher sur le net.
Jsuis amoureuse mais il est parti, voila pourquoi je reviens pour essayer de combler le vide qu’il a laisser.
Il n’était pas comme les autres…..
Je me promenai dans Bordeaux quand je l’ai entendu…. La mélodie de yesterday jouée à la guitare (décidément les artistes de rue jouent toujours la même chose) puis, j’ai entendu sa voix…. Et je suis restée scotché…. Plus je me rapproche, plus mon cœur battait vite, je ne comprenais pas ce qu’il se passait….. Puis je l’ai vu…. Grand, brun les cheveux long, un vrai cliché des joueurs de guitare mais il se dégageai un je ne sais quoi qui fait que j’ai passé plus d’une heure à l’écouter jouer…..
Il prend enfin une pause et là, je prends mon courage à deux mains et ….. Je m’en vais, je ne savais pas quoi lui raconter…..
Toute la nuit, j’ai pensé à lui, à ses mains, à sa voix, à son sourire….. Le lendemain, je repars pour le retrouver….
Il était au même endroit, avec les mêmes chansons pop rock mais toujours avec la même présence qui fait que je savais que je ne pourrais plus jamais me passer de lui.
Il me reconnaît et me sourit, mes jambes tremblent…..
Il prend sa pause, je répare…..
Et la même journée se répète plusieurs fois jusqu’au jour où il me rattrape avant que je file en douce…..
On prend un café, son nom est Fred, il est étudiant au conservatoire et plutôt que de faire des petits jobs, il préfère jouer dans les rues pour gagner ses 4 sous.
Pendant plusieurs semaines on se revoit….. On se sourit…. Je n’ai jamais bu autant de café de ma vie….. Et il me prend la main….. C’est lui……..
Je passerai des heures à l’écouter me parler de sa musique, de sa passion, des son amour et profond respect pour ses parents…. De son plan de carrière…..
Il est si différent de moi……. Je rêverai de lui ressembler….. Il a une vie si bien remplie, je ne pense pas y avoir ma place…
J’ai l’impression qu’il est tout droit sorti d’un film pour midinette…. Son sourire, sa voix, sa douceur….. C’est un cliché a lui tout seul….. Chaque fois que je le quitte, une réelle douleur me prend le ventre, il ne s’est rien passé entre nous….. Mais jsais pas, je l’aime….
Il m’invite enfin chez lui…. Une soirée entre potes…. Que des musikos comme il les appelle…. Ça boit des bières, fume et joue de la guitare et djembé……
Jusqu'à présent ce genre de personne était des paumés pour moi…. Maintenant je pense que c’est moi qui suis la plus perdue…….
Le fric ne les a pas perverti, ils n’en ont jamais eu autant que moi ou mes amis…..
Ils ne se nourrissent que de passion et d’amitié…..
J’me sens tache au milieu de ce groupe, mais les regards de Fred me rassurent….
Les soirées s’enchaînent et se ressemblent…… Des nuits blanches à l’écouter jouer, à le regarder, à le désirer……
Angie ne me reconnaît plus…. Bien longtemps que je n’ai vu une manucure, bien longtemps que les magasins Gucci n’ont pas senti ma carte de crédit….
Mais je m’en fous, jsuis amoureuse…. Amoureuse d’un mec merveilleux qui a une voix qui me transperce dès que je l’écoute….. Amoureuse d’un mec qui ne m’a jamais embrassé….. Jcrois qu’on appelle ça l’amour a sens unique, et ça commence à faire mal…
Et enfin, le grand jour arriva…… Il est 22h et je vais chez lui pour une autre soirée « bière »…… La porte est ouverte, des bougies partout et un vieux best of de U2 qui tourne en boucle….. Et lui, assis sur un vieux fauteuil en cuire, il me regarde, me souri…. Me fait signe de venir….. Pas un mot ne sortira de sa bouche, ni de la mienne…… Je m’assoie sur ses genoux, face à lui, et je me noie dans ses yeux….
Ses mains frôlent mes joues, il caresse mes cheveux……. Il va me rendre folle. Il s’avance pour m’embrasser puis jette sa tête en arrière, j’en peux plus…. Je tremble de tout mon corps….. J’ai chaud, froid…. La situation l’amuse…..
Son regard change, et devient plus noir…… Il attrape mes cheveux a plein main et m’embrasse comme jamais on ne l’avait fait jusqu'à présent….. Il me soulève et me jette sur son canapé pourri….. Il fait des va et viens sur mon corps encore habillé….. Je sens son sexe se durcir à travers son pantalon…… Sa bouche me mange l’oreille…. Il me déshabille et mon corps colle sur le cuire imbibé de bière….. Je n’ose pas bouger, je le laisse faire mais il s’arrête net….. Et me regarde…. Je suis nue et désemparé….. Enfin j’ose à mon tour le toucher, le dévêtir…. Nos corps s’enlacent….
La tendresse et les caresses reviennent….. C’est un va et viens de douceur et de brutalité…..
Le CD de U2 tourne toujours, et le bruit du crépitement des bougies s’entremêle avec le bruit de nos corps collés au canapé…..
Durant toute cette nuit nous avons fait l’amour, sans jamais nous arrêter….. Pas de pause clop, pas de pause eau….. Pas de pause pour reprendre nos esprits….. Comme si c’était la fin du monde et qu’on voulait mourir l’un dans l’autre……
Lui comme moi sommes épuisé…. Nos yeux se ferment….. Je le sens encore en moi avant de m’endormir…..
Une odeur désagréable me réveille, les bougies qui s’éteignent les unes après les autres forment une fumée noire…. Ses bras m’enlacent encore…..
Le latex forme un épais tapi gluant au sol….. C’est immonde…. Mais je ne veux pas bouger, je veux rester là, à jamais……
« Bonjour », putain, j’avais presque oublié le son de sa voix qui m’avait pourtant fait craqué……
Je me retourne et le regarde…. Il n’a jamais été aussi beau qu’aujourd’hui…. J’me sens bien, heureuse…..
Il se lève, me tire par la main jusqu'à la salle de bain et on refait le monde sous la douche jusqu'à ce que le ballon d’eau chaude nous lâche……
Il n’a plus jamais lâché ma main depuis…..
Les jours passent, trop vite…….
J’ai du le présenter à mon monde…. Ce monde sur lequel il crache dans ses compos…. Il fait bonne figure mais je vois bien, que ça ne lui plait pas….
Il ne s’adapte pas…. Ne comprends pas comment moi, je peux aimer une « merde comme lui ». Plus le temps passe plus son regard change…. Il s’éteint…. En fait, la vie simple que je mène complique la sienne….. Je suis trop riche, il est trop pauvre….
Il devient agressif…. Il est malheureux…… Il ne veux plus me voir chez moi, et ne veux pas que je parle de ma vie à ses amis……
Un fossé se creuse……
Les mois passent et je vois bien que ma « vie » lui gâche la sienne….. Je ne peux résoudre à le quitter, je l’aime trop…..
Bientôt nos corps ne se frôlent plus…. Son regard s’assombrit dès qu’il croise le mien et la phrase fatidique arrive……. C’est fini…..
C’était il y a 1 semaine….. Et depuis je pleur……..
Je suis amoureuse et lui m’a aimé durant quelque semaine….. Mais elles furent les plus belles de ma vie…..
Debout 8h car rdv chez Monsieur de banquier….. Je me cogne au pied de mon lit….. Petit doigt de pied en souffrance !!!!!
Plus de lait dans le frigo, direction la douche…. Cheveux mouillé et sèche-cheveux qui me lâche…..
J’attends le taxi…… il est 8h45, j’ai rendez vous à 9h et toujours pas de taxi……. Il m a oublié…..
J’appelle mon banquier, repousse le rdv…. Obligé de prendre le bus…. Je marche jusqu'à l’arrêt…. Grosse merde parterre, pied dedans…. Putain ça pue….. Bus bondé, peux pas m’asseoir… Mélange de parfums bon marché et d’odeur de merde…. Je vais vomir……
Le banquier toujours avec sa tête de con me présente ses meilleurs vœux et me bassine pour gérer les comptes de papa qui sont chez un de ses concurrents…. C’est bien la peine de me faire bouger de mon pieu et de me faire traverser tout Bordeaux pour ça….. Heureusement il m’a trouvé un chocolat chaud et des croissants….
Pffffff, j’arrive enfin a m’échapper…. Tant qu’à être debout, autant ne pas perdre cette journée… Direction les boutiques….. Magnifique jeans …. Plus ma taille, j’ai grossi…..
Petit haut… qui me fait comprendre qu’une opération des seins ne me ferait pas de mal…. C’est déprimant…..
Je trouve un taxi pour me ramener chez moi…. Gros con qui me raconte qu’il est voyant et qu’il sent que je suis pleine de mauvaises ondes…… J’t’emmerde !!!!!
Retour chez moi, pensant être en sécurité…. Chaussette d’Angie dans les escaliers, je trébuche…. J’essais de me rattraper… poignet retourné….. SOS médecins….. Direction Pellegrin….. 4heures d’attenteà côté d’un gros poivrot…..
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